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Auteur Fil de discussion: [HM] La mer des Turinges  (Lu 319 fois)
LilyRose34
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« le: 13 Novembre 2009 à 14:22:55 »

Après s'être occupée de ses merveilleuses bêtes, Lily descend à quai, en direction du Troll Vert.
Cette auberge, aux allures de vieux fort, est un haut lieu du pays sanglard, dans lequel se retrouvent les marins à la tombée de la nuit.

Lily pousse la lourde porte de l'auberge, et se dirige tout droit vers un groupe de marins émérites avec lequel elle a l'habitude de discuter.
Chacun raconte sa journée, les problèmes rencontrés, la mer. La grande bleue, qui les fait vivre et qui suscite bien des questions.

A la demande de Fostine Dana et de Callaen-le-beau, Lily se prépare à leur conter une de ses vieilles légendes qui font frissonner les plus téméraires.
Lily s'installe donc dans le grand fauteuil rouge, et le groupe se resserre autour d'elle.

<< Ne vous êtes vous jamais demandé pourquoi la Mer des Turinges se nommait ainsi?
A un époque pas si lointaine, les villes que vous connaissez n'existait pas, le continent noondien n'été que peu peuplé.
Il y avait, de ça de là, quelques bicoques qui abritaient les familles des marins, et quelques sombres demeures, construites sur les falaises, appartenant aux plus fortunés.
On raconte qu'un marchand, Claus Turinges, avait trouvé une route commerciale reliant les pays orientaux du nord au sud. Il fesait fortune dans le commerce des peaux et des fourrures.
Il habitait une sombre demeure, au nord de l'actuelle Avak, avec sa femme et ses deux jeunes enfants.
Bien que d'allure sombre, la demeure était remplie de richesses provenant des 4 coins de Noondo, les repas étaient servis dans le grand salon et avaient toujours l'allure de ripailles.
Le marchand avait la réputation d'être un homme froid et égoïste, ce n'était donc pas étonnant que ses matelots soient "logés" dans la soute humide de son bateau, dans laquelle ils couchaient à même le sol, comme de vulgaires bêtes.

On raconte que part une nuit d'orage, quelqu'un frappa à la porte de l'immense demeure.
On vint ouvrir la porte à un vieil homme accoutré de haillons, et trempé jusqu'aux os, se tenant difficilement debout à l'aide d'une canne.
On le fit venir jusque devant le maître de maison, qui, n'ayant décellé aucun signe de richesse sur l'insignifiant individu, hurla qu'on le raccompagne dehors.
Othon, tel été le nom du vieillard, pria qu'on lui donne un toit pour dormir, ne serait-ce que dans l'écurie.
Claus refusa et lui claqua la porte au nez.

Othon, se retira sous un robuste chêne, et bredouilla quelques mots, avant de s'endormir tant bien que mal au pied de l'arbre.
Au matin, le vent s'était calmé, les cumulus de la veille flottaient au lointain et le ciel s'était ouvert pour laisser place au soleil.
Le vieillard avait disparu.

Adélaïde et Rodéric Turinges, sortirent gambader dehors. Ils fesaient la fierté de leurs parents, Rodéric été aussi fort qu'Adélaïde été belle.
Ils entendirent une douce mélodie, provenant du vieil arbre. En s'y approchant, ils virent des formes qui dansaient sur le sol.
Des petites créatures, aux yeux bleus et aux cheveux couleurs algues, riaient et tournoyaient au pied de l'arbre. L'une des crétures se retourna vivement et, avec un sourire plein de malice, entraina les enfants dans la ronde.
Et tout en s'amusant, ils se rapprochaient dangereusement de la falaise.
Non loin de là, se trouvait Clauss. Il été en admiration devant une vieille canne plantée dans la roche.
Au sommet du bout de bois, un magnifique diamant bleu que Clauss cherchait désespéremment à récupérer.
Trop occupé, il ne vit pas les petites créatures sauter de la falaise pour rejoindre les flots, il ne tourna la tête qu'au moment où ses enfants s'élançaient dans le vide pour suivre leurs nouveaux amis.

Il les vit s'engouffrer dans la mer. Malheureusement, la baie des requins n'étant pas loin, on ne retrouvit pas les deux corps. Terrassé par le chagrin, l'homme se terra dans sa demeure, et l'on ne le vit en sortir que le jour de ses funérailles.
Depuis ce jour, plus personne n'ose claquer la porte aux vieillards, mal rasés qui sonnent aux portes.
Certains disent, que se sont des techno-mages, qui testent le bon esprit des hommes.

Les marins racontent que la mer auparavant si calme qu'on la surnommait le miroir, été devenue très agitée depuis ce sombre jour. On dit que le lieu est hanté par les esprits des petits Turinges qui s'en prendraient volontairement aux vieux loups de mer. >>

« Dernière édition: 14 Novembre 2009 à 14:42:56 par LilyRose34 » Journalisée

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« Répondre #1 le: 13 Novembre 2009 à 17:06:48 »

"...Callaen restait songeur...Lui même, n´avait-il pas vu un jour, danser de petites silhouettes aux contours indistinctes...Une nuit d´orage au large d´Avak Krom. Que s´était-il réellement passé, ce jour, il y a bien longtemps... "
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« Répondre #2 le: 13 Novembre 2009 à 22:05:21 »

merci beaucoup pour cette magnifique histoire Lily ! Moi, Fostine Dana est encore toute rêveuse face à cette histoire ...
Mais Noondo referme encore de nombreuses histoires et légendes. Je ne sais pas les raconter mais j'aime profondément les lire.
Vivement les prochaines histoires  Roulement des yeux
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LilyRose34
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« Répondre #3 le: 14 Novembre 2009 à 14:43:58 »

Lily se lève, tout en souplesse, du fauteuil, et prie Callaen de conter son histoire, avide d'en savoir plus sur ces créatures insolites ...
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